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Centre Interdisciplinaire de Recherche sur les Patrimoines en Lettres et Langues

Séparés par des virgules

Axe 2 : Nouvelles et formes brèves

Définition 

L’axe « Nouvelles et formes brèves » du CIRPaLL, né de la fusion du CERIEC et du CRILA, se développe autour de trois grandes thématiques :

  • Nouvelle anglophone, nouvelle francophone, germanophone, hispanophone… : dans la continuité des travaux menés de longue date au CRILA dans le domaine anglophone, fédération de la recherche sur le genre de la nouvelle, en ouvrant cette recherche à d’autres langues et cultures, et en exploitant les possibilités nouvelles offertes par le numérique et le nouveau champ de recherche que constitue l’E-littérature.
  • Nouvelle et transgénéricité : élargissement des travaux sur la nouvelle à d’autres formes brèves, dans le domaine de la littérature (contes, légendes, théâtre de salon, pièces en un acte (one-act plays), poèmes en prose, fragments…)
  • Forme brève et transmédialité : élargissement de la réflexion à d’autres médias (presse ou cinéma, par exemple, avec l’étude de chroniques journalistiques, séries télévisées, récits graphiques, dessins animés courts, clips, jeux vidéo etc.)

Ces trois élargissements, d’ordre linguistique, générique et médiatique, permettent d’enrichir et de dynamiser les travaux déjà largement développés par le CRILA à l’échelle locale aussi bien que régionale,  nationale et internationale.

Fédération et dynamisation des travaux de recherche contemporains en langue anglaise, française, etc. sur le genre de la nouvelle

Les notions de « fiction brève » et de « récit bref » sont évidemment centrales. Les atouts de l’axe sur ce point sont doubles :

  • d’une part une expertise et un grand dynamisme des membres du CRILA concernant la nouvelle de langue anglaise. D’autre part, l’arrivée de forces nouvelles et complémentaires avec les chercheurs du CERIEC qui peuvent développer une recherche sur la nouvelle de langue française et germanique dans cet axe. Sans revenir trop longuement sur l’existant, il convient de rappeler que le CRILA a depuis une trentaine d’années un rôle majeur à l’échelle nationale et internationale de fédération, d’animation, et de valorisation de la recherche sur la nouvelle de langue anglaise, et ce en partie par le biais de l’élaboration éditoriale de la revue franco-américaine à comité de lecture international Journal of the Short Story in English, labellisée ERIH +, avec deux numéros publiés par an, sur papier puis en ligne, en collaboration avec Belmont University aux Etats-Unis et des contributions d’une cinquantaine de spécialistes de renommée internationale. Par ailleurs la mise en place récente de l’European Network for Short Fiction Research (ENSFR) a permis d’envisager une évolution vers la constitution d’un laboratoire européen qui s’appuiera sur une plateforme numérique de recherche collaborative sur la forme brève. Il s’agira de favoriser l’émergence de nouvelles activités ouvertes à une temporalité et à des modalités de production autres que les colloques et les journées d’études, dans le domaine des humanités numériques et de l’E-littérature (forums, blogs, wiki…) qui favoriseront la collaboration des chercheurs à distance.
  • d’autre part, l’arrivée dans cet axe de chercheurs spécialistes d’autres langues et littératures permet d’enrichir cette recherche existante sur différents points ; confrontation des formes et des pratiques des mondes anglophone, francophone, germanophone, hispanophone, etc., étude des évolutions respectives, des influences réciproques éventuelles ; questions de réception, voire de traduction, des écrits francophones ou autres dans les pays anglo-saxons et inversement… A côté du Journal of the Short Story in English qui doit conserver son identité largement reconnue à l’échelle internationale (avec éventuellement le lancement d’une collection, voire à terme d’une revue en français ou en bilingue sur les formes brèves, en relation avec le JSSE et l’ENSFR chez PUR), il conviendra d’imaginer d’autres formes de communication et de publication faisant la part belle au transnational et au translinguistique, et, dans cette perspective, la future plateforme numérique de l’ENSFR peut parfaitement jouer le rôle d’un organe de diffusion d’articles, voire d’ouvrages collectifs issus ou non de séminaires de travail, de journées d’études ou de colloques, en favorisant la publication en français autant qu’en anglais. Une telle collaboration entre chercheurs donnera ainsi une intéressante dimension interdisciplinaire et internationale aux travaux menés au CIRPaLL, avec un souhait affirmé d’ouverture vers les humanités numériques et l’E-littérature.

Nouvelle et transgénéricité 

Afin de renforcer la présence d’Angers dans les communautés de recherche européennes, des projets dit « d’ancrage » sont organisés par l’équipe « Nouvelles et formes brèves » d’Angers autour des concepts du transnationalisme et la transgénéricité, avec une insistance sur les métamorphoses génériques et culturelles de la nouvelle dans un contexte transnational, intimement associé à des communautés de recherche liées par le numérique.

Dans ce contexte, nous avons commencé à explorer la synergie entre différentes traditions européennes de la nouvelle, et entre la nouvelle et d’autres formes génériques (contes, légendes, fragments, aphorismes, etc.) dans la littérature anglophone, francophone mais aussi d’autres pays d’Europe, à commencer par l’Allemagne. Le premier temps de notre réflexion commune est consacré à une démarche de conceptualisation de la notion de « forme brève ». On peut imaginer aussi une réflexion sur l’inscription d’un texte court (nouvelle, poème, article, etc.) dans un recueil, qu’il y ait réécriture, voire transformation (on pense par exemple à Balzac regroupant et adaptant des nouvelles à l’origine indépendantes pour en faire un roman, à Hemingway dont les nouvelles avec Nick Adams comme protagoniste se retrouvent dans différents recueils), ou simple juxtaposition : les choix d’ordonnancement de ces textes courts méritent eux aussi qu’on s’y intéresse.

D’autres confrontations s’avèreront sans aucun doute fructueuses, par exemple la mise en rapport de la poésie et de la nouvelle, de la nouvelle et du conte (merveilleux, philosophique…), ou celle du conte et de la légende ou du récit mythologique ; ou encore la question des relations entre formes brèves et genre de la biographie/biofiction, ou enfin entre dramaturgie et écriture de nouvelle, les deux genres étant soumis à une logique de « manque » - limitation de temps et d’espace – à compenser. Nous envisageons déjà un colloque et une co-publication en partenariat avec la revue Marvels et Tales qui a pour vocation de publier des articles universitaires sur le conte et la réécriture du conte dans un contexte transnational. De telles réflexions pourront se mener en lien avec les travaux de l’axe « Mythe et sacré ».

Forme brève et transmédialité

Les métamorphoses intermédiales du récit bref nous intéressent tout spécialement : le récit graphique, le récit filmique, l’art contemporain, les « mash-ups… », la « fanfiction ». En synergie avec l’axe « Patrimoines, Arts et Civilisations », des rapprochements pourront également être établis entre la nouvelle et des formes brèves telles que les séries télévisées, les séries dites d’« anthologies » (anthologyseries) et les courts métrages. Un tel rapprochement permet également de travailler sur le rapport entre forme brève et forme longue en littérature et dans les médias (l’épisode d’une série télévision, tout comme le chapitre du roman-feuilleton, étant conçu comme une entité mais également comme une partie d’un ensemble plus vaste, avec lequel il entretient des rapports plus ou moins étroits, ce qui entraîne des effets narratifs particuliers : rappels, synthèses, leitmotivs, suspense de la clôture, etc.). Il est aussi pertinent de réfléchir sur l’apparition et l’évolution de ces différents genres de la brièveté (nouvelle, conte, légende, fragment, lettre…) en lien avec les nouveaux médias (explosion de la presse au XIXe siècle, nouveaux supports liés à Internet aujourd’hui, tels que twitter ou les blogs, voire les vidéos diffusées sur YouTube), qui amène à des formes d’entremêlement entre ces genres littéraires, voire entre écriture littéraire et journalistique (billets d’humeur, chroniques, portraits, etc.).

Toutes ces réflexions amènent aussi des questionnements sur la porosité entre fiction et réalité dans ces formes brèves. Et les séminaires de travail et journées d’étude, organisés pour permettre aux membres de l’axe de se rencontrer et dialoguer, font émerger encore d’autres questions.

 

Programme 2026-2027

 

13/10: Donna Langille (Interdisciplinary Graduate Studies Program, University of British Columbia, Canada), ‘Paris as a Site of Queer Memories: Mediating Cultural Memory Through Research-Creation’ | « Paris, lieu de mémoires queer : la médiation de la mémoire culturelle par la recherche-création » (reporté)

22/10: Gregory Mackie (Professeur d'études anglophones, University of British Columbia, Canada), ‘Oscar Wilde and Paris: A Lifelong Romance' | ‘Oscar Wilde et Paris: Une histoire d'amour'

 

Activités passées

 

Activités 2022-2026

Activités 2017-2022

 

 

Responsables de l'axe

BATAILLE Mathilde

mathilde.bataille@univ-angers.fr

COLLIGAN Colette

colette.colligan @ univ-angers.fr

Membres de l'axe

Rattachement à titre principal

  • Annie Birks
  • Christine Bertail
  • Alice Clark,
  • Linda Collinge
  • Françoise Daviet-Taylor
  • Bruno Fabre
  • Bénédicte Garban
  • Zoé Hardy
  • François Hugonnier
  • Xavier Lachazette
  • Yannick Le Boulicault
  • Cécile Meynard
  • Marc Michaud
  • Gérald Préher
  • Michelle Ryan-Sautour
  • Karima Thomas
  • Emmanuel Vernadakis

Rattachement à titre secondaire

  • Carole Auroy
  • Mathilde Bataillé
  • Julie Bonniord
  • Anne-Simone Dufief
  • Lucie Herbreteau
  • Nadja Maillard
  • Hervé Menou
  • Gaël Prigent
  • Anne Vincent
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